Médias

Bienvenue à l’album souvenir de Tango Émotion. Vous y trouverai le travail exceptionnelle des amis photographes de la compagnie qui ont prêté leurs talents au service de nos créations. Je remercie tout spécialement Sébastien Ventura, ainsi que Sylvain Légaré et Jean-Pierre Mercier pour le beau travail.

Quelques critiques reçu pour le spectacle Chispa, Ni Olvido, Ni Perdon

Daniel Saindon
APPRÉCIATION

CHISPA est un spectacle produit par une troupe de 14 danseurs et 4 figurants d’après une idée originale et la direction artistique de Marika Landry.
CHISPA signifie dans sa traduction littérale: étincelle.
Dans le programme du spectacle, Marika qu’elle a voulu se servir du tango comme langage, pour raconter une histoire. Le tango, cette danse si particulière dans son rapport de connexion avec l’autre, telle une allumette craquée dans la nuit, qui permet de suspendre le temps pour nous faire vivre un bref moment d’éternité.
Nous avons assisté à la première du spectacle ce vendredi, un spectacle qui constitue un véritable tour de force conceptuel et direction artistique ainsi qu’un exploit dans le domaine du théâtre de tango argentin.
Tous les créateurs qui ont jonglé avec la technique de danse du tango argentin vous le diront: il est très difficile de créer une histoire qui se tienne debout au moyen de la danse. Il y a le film TANGO de Carlos Saura qui vient à l’esprit. Il y a même un tableau du spectacle de CHISPA qui pourrait ressembler à la séquence de tango dans la classe de Carlos Copes du film qui scande de sa voix 1, 2, 3, 4 les mouvements de chorégraphies qui sont placés sur une ligne, les hommes devant les femmes, comme s’il dirigeait un peloton de militaires, 1, 2, 3, 4… qui n’est pas sans rappeler un numéro du spectacle (qui fait même un peu nazi sur le bord), sauf que, je trouve que ce numéro du spectacle est mieux intégré dans l’histoire racontée par la pièce que dans le film de Carlos Saura où la scène de l’école de danse est finalement, accessoire.
Ce spectacle de CHISPA est un exploit! Même sans paroles, le spectateur n’a aucune difficulté à comprendre la signification du tableau qui nous est présenté. Évidemment, c’est plus facile lorsque le spectateur est familier avec l’histoire de la dictature militaire en Argentine, Mais je crois que même le néophyte pourra comprendre le sens qu’il faut donner à chacun des tableaux qui raconte plusieurs facettes de la dictature et de l’après dictature militaire de l’Argentine. Le jeu des acteurs-danseurs est très convaincant, la mise en scéne est très réussit et les images de fonds tracent des repères dans le temps et dans l’espace.
Une des traits les plus caractéristiques du tango et du tango- spectacle, (et que, à mon sens, on ne retrouve dans aucune autre danse) est le « corte et la quebrada ». qui est un arrêt dans la danse pour un pause, des arrêts qui sont executés dans une position spéciale, chorégraphiés, dans une pose fixe que l’on place normalement à la fin d’un tango lors du tchan-tchan. J’ai trouvé que le spectacle faisait une utilisation exceptionnelle des corte et quebrada. Le premier numéro du spectacle est un numéro de qualité exceptionnelle qui présente une suite de corte qui en donne plein la vue!
Les danseurs ont été bien préparés. Ils ont bien travaillé mais je réalise que la qualité exceptionnelle de ce spectacle est due principalement à l’oeuvre de sa directrice artistique Marika Landry.
Toutes mes félicitations!
Le spectacle est présenté une deuxième(et dernière fois) samedi soir le 20 juin 2015 à l’auditorium le Prévost sur l’avenue Christophe Colomb.

Robert Verge

De l’avis général ce spectacle ne doit pas mourir. Il faut trouver moyen de le faire voyager et perdurer. Il est même plus grand que ses acteurs. Il peut leur survivre.

Même si certains danseurs sont certainement très habiles, l’aspect le plus touchant pour moi est que tout le peuple a accès au tango. La mise en scène montrait bien que chacun le danse à son niveau et à sa façon. Cela dit, les morceaux de bravoure étaient enlevés à merveille.
Intellectuellement c’est la plus belle approche de l’histoire argentine récente qu’il m’ait été donné de voir. Au niveau de la Plaza de Mayo et de la plaza Dorrego et non de la maison rose.
Encore une fois mille bravos.